Cette parcelle tout en longueur se situe dans une zone villa, sur un ancien marécage assaini dans le courant du 20ème siècle. Sa position stratégique à mi-chemin entre le village et la réserve naturelle des Grangettes peut en faire un maillon dans le réseau de parcs publics de la commune.
Aujourd’hui équipé d’une tranchée drainante, cette ancienne zone humide n’est plus immergé lors de fortes pluies. Ce terrain connaît donc des périodes plus sèches, tout en étant susceptible de se gorger d’eau. Il n’est pas question ici de reconstituer une zone humide dans un lieu qui souffre déjà passablement des moustiques. La référence à ce passé et l’affirmation d’un nouvelle identité doit se faire autrement, par le choix d’un programme spécifique, de formes, de matières et de végétaux par exemple.
Une cabane sur pilotis, dénommée «la cabane du pêcheur», s’installe au fond du parc. Ses cloisons tantôt opaques, tantôt ajourées, offrent de l’intimité vis-à-vis des villas voisines, tout en préservant le dégagement sur les montagnes. Cette cabane dans les feuillages est lieu de rencontre et un support de jeux pour les enfants du quartier, offrant de multiples cachettes et assises. L’e végétal est utilisé pour donner à ce lieu une ambiance de milieu humide tout en répondant aux exigences du sol, tantôt sec, tantôt immergé. Des graminées rappellent la flore hélophile, tout comme les saules au feuillage argenté font référence à la végétation arbustive des marais. Des floraisons jaunes et violettes ponctueront les saisons, avec les iris et les rudbéckias, des couleurs rappelant toujours ces milieux marécageux.
Aujourd’hui, ce parc est l’endroit idéal pour se retrouver entre voisins, organiser des pique-niques ou jouer à cache-cache dans les hautes herbes.